Rester en sécurité dans son imagination

3 Stratégies de Kidpower

Auteures : Irene van der Zande, Fondatrice et directrice générale de Kidpower® International et
Beth McGreevy, Directrice des communications web pour Kidpower International
Traduction et adaptation : Marylaine Léger, Directrice de Kidpower Montréal

À Kidpower, nous enseignons aux enfants comme aux adultes à « Rester en sécurité dans leur imagination » !

Pendant que les rumeurs tourbillonnent et que les informations en ligne se contredisent les unes les autres, voici trois stratégies éprouvées qui peuvent aider à prendre une approche constructive face à la pandémie croissante du COVID-19 (coronavirus).

Auteures de l'article: Irene van der Zande et Beth McGreevy
Fondatrice de Kidpower International, Irene van der Zande et Directrice des communications web à Kidpower, Beth McGreevy, partagent comment appliquer certaines des valeurs et habiletés enseignées dans les programmes Kidpower pour gérer les peurs en lien avec la pandémie Covid-19 et comment prendre des actions utiles.

Il y a des moments où rester en sécurité dans son imagination est plus exigeant qu’à d’autres – et nous pensons que vous ne serez pas en désaccord si nous trouvons que maintenant est un de ces moments!

Rester calmes, centrés sur le positif tout comme sur les meilleures décisions à prendre peuvent toutes être des stratégies très ardues à appliquer lorsque nous sommes confrontés à des manchettes alarmantes, des informations contradictoires ou déroutantes, ainsi que des histoires bouleversantes de gens qui sont affectés ou des rapports sur les conséquences de la perturbation de nos routines habituelles.

Se sentir dépassé face aux effets négatifs d’une telle situation peut saper notre énergie, diminuer notre joie de vivre et rendre plus difficile encore la prise d’actions efficaces. L’inquiétude ne nous garde pas – ni nos proches – plus en sécurité. Elle ne fait que nous rendre plus malheureux. L’anxiété constante peut aussi créer du stress toxique qui peut réduire notre résistance aux maladies – et augmenter la probabilité que les enfants dans nos vies vivent aussi plus d’anxiété.

Alors, comment pouvons nous rester en sécurité dans notre imagination?

Voici 3 stratégies qui peuvent aider pendant cette pandémie – et à d’autres moments aussi.

Ci-bas un bref résumé des 3 stratégies. Cliquez sur le bouton ‘lire plus’ pour aller à l’explication détaillée de chaque stratégie ou faites défiler la page.

1. Oui à se préparer – Non à paniquer!

Lorsque notre esprit est déclenché, il est très difficile de penser clairement ou de faire des choix judicieux pour soi et les autres. Il y a une foule de stratégies à notre disposition pour nous aider à calmer notre esprit, évaluer nos options, et se protéger ou protéger les autres d’un raz-de-marée d’émotions bouleversantes.

2. Se préparer à changer son plan

Décider ou accepter que des plans doivent changer peut être très difficile – et pourtant cette stratégie peut être l’action la plus importante que vous pouvez prendre pour assurer votre sécurité ou celle des autres. Préparez-vous à des changements qui peuvent possiblement être peu pratiques ou très décevants tout en permettant de protéger la sécurité émotionnelle et physique des enfants comme la vôtre ou celle de vos proches.

3. Accepter que la vie offre toujours des incertitudes

Un problème de santé, un accident, un désastre naturel, ou une agression peut chambouler nos vies à tout instant. Utilisez votre imagination puissante et des habiletés Kidpower pour réagir avec créativité et vous préparer pour ce que vous POUVEZ faire, et ne pas laisser votre imagination prendre le contrôle de vous en s’attachant aux pires scénarios.


1. Oui à se préparer – Non à paniquer!

Récemment, Irene a vu une manchette sur le coronavirus COVID-19 qui disait « Il n’est pas encore temps de paniquer! »

« Bon sang! » a-t-elle pensé. « Et quand exactement est-ce le BON moment de paniquer? » En vérité, la panique n’est pas une réaction sécuritaire. Lorsque notre esprit est agité, il est très difficile de penser clairement ou de faire des choix judicieux pour soi et les autres.

Si nous sommes en état de panique, notre première tâche est de se recentrer : Prenez une ou deux minutes pour retrouver votre focus, calmer votre corps et votre esprit. D’abord, prendre une respiration lente et profonde. Ensuite, s’assoeir bien droit ou se mettre debout avec les mains libres. Ensuite concentrez vous à ressentir vos orteils en les pressant contre le sol et ressentir le poids de vos mains qui reposent à vos côtés ou sur vos cuisses. Soulevez vos épaules vers vos oreilles et relâchez-les. Imaginez que vous voyez quelque chose qui vous apporte du calme et de la tranquillité. Inspirez en comptant jusqu’à 5 et expirez en comptant jusqu’à 8. Faites ceci plusieurs fois.

Maintenant, avec un esprit plus calme, vous pouvez examiner les pours et les contres de différentes options et vous concentrer sur ce que vous POUVEZ faire. Plutôt que vous torturer en imaginant des scénarios catastrophes, vous pouvez commencer en prenant même quelques petites actions positives qui feront une différence énorme.

Ce genre de situation est un bon moment pour réviser, et au besoin, développer des pratiques additionnelles de santé qui peuvent nous protéger contre une foule de maladies contagieuses. Ce n’est pas un accident que la recommandation la plus constante de tous les experts inclut ce que les parents disent le plus souvent à leur enfants : « Dormir assez. Manger santé. Faire de l’exercice. Laver ses mains! Lorsque malade, rester à la maison et prendre soin de soi. »

Nous pouvons aussi suivre les recommandations des experts sur COMMENT laver nos mains et comment éviter ou réduire notre niveau d’exposition à ce nouveau coronavirus. [L’Agence de Santé du Canada, l’OMS et] la CDC aux États-Unis offrent [tous] des conseils pratiques et des ressources gratuites, incluant des affiches imprimables. Vous pouvez aussi vous écrire des rappels sur des ‘post-it’ pour vous et vos proches. À Kidpower, nous avons créés de nombreuses affiches sur les habiletés que nous enseignons, parce que nous avons découvert que fournir des affichages clairs est un excellent moyen d’enseigner et rappeler aux gens comment suivre les règles de sécurité et se bâtir des habitudes nouvelles ou plus sécuritaires.

Transformer les peurs entourant la pandémie en rappel de réviser ses plans de sécurité et de préparation en cas d’urgence. Par exemple :

  • Est-ce que vous comme vos enfants savez comment et où aller chercher de l’aide dans une variété de situations d’urgence et dans les endroits que vous fréquentez?
  • Est-ce que votre famille a un plan clair et à jour de communication si vous n’êtes pas ensemble, ou que vous êtes avec votre famille élargie?
  • Si vous devez rester à la maison pendant deux semaines, est-ce que vous et votre famille avez accès à des provisions additionnelles de nourriture ou de santé comme des suppléments, des médicaments, de l’eau potable ou autres nécessités?

Rappelez-vous que certaines choses qu’on voit ou entend sont fausses ou non-sécuritaires.

Ne perdez pas votre énergie à vous tracasser sur les dernières manchettes ou en vérifiant et revérifiant fréquemment les réseaux sociaux et les nouvelles au point où cela vous empêche de prendre des actions positives et de profiter de votre vie même en prenant vos nouvelles précautions.

Nous enseignons la technique du Moustiquaire Kidpower comme outil de sécurité émotionnelle pour s’aider à gérer une surcharge d’informations envahissantes ou encore pour filtrer des informations fausses ou biaisées qui peuvent créer un risque si nous agissons avec elles en tête. Imitez un grillage avec vos doigts – ou imaginez un grillage, comme un moustiquaire, qui bloque les moustiques tout en laissant l’air frais entrer. Utilisez cette image pour vous aider à créer un filtre émotionnel face aux informations que vous entendez provenant des nouvelles, des réseaux sociaux, de votre entourage, de vos amis, et/ou de votre famille.

Ensuite, utilisez la technique Kidpower de Penser avant d’agir afin de prendre une décision intentionnelle, soit d’agir rapidement ou d’attendre avant d’agir d’en apprendre davantage, de vérifier auprès d’une source fiable, ou encore d’écarter l’information comme étant non-nécessaire ou non-sécuritaire. Vous pouvez vérifier des rumeurs inquiétantes sur des site web fiables et auprès de sources expertes avant d’acheter un produit qui pourrait ne pas convenir, être efficace ou aidant, ou de décider où aller (ou ne pas aller).

Réfléchissez à quand il serait mieux de « fermer la fenêtre » pour un certain temps, que ce soit pour empêcher des informations dommageables d’entrer ou de prendre une pause du flot 24/7 des informations. Assurez-vous de pouvoir prendre soin de vous et vos proches sans vous sentir inondé par les nouvelles. Choisissez de ne pas consulter les médias pour un temps, ou encore d’interrompre des conversations, particulièrement si vous devez protéger des jeunes enfants d’informations alarmantes pour que vous puissiez vous centrer sur leur donner des habiletés qui les aideront à rester en sécurité, sans laisser les enfants (ou vous-mêmes) devenir submergé d’inquiétudes. Les enfants peuvent entendre des informations angoissantes et vous poser des questions pour en savoir davantage. Si vous êtes préoccupés par le fait que les jeunes sont déjà bouleversés par ce qu’ils entendent, consultez notre article sur comment aider les enfants à protéger et retrouver leur sécurité émotionnelle.

Lorsque vous vous sentirez calme, posez-vous la question : « Y a-t-il des sujets importants que j’ai perdu de vue depuis que je concentre toute mon attention sur cette situation? » Rappelez-vous que bien des choses sont importantes pour notre bien-être et nos valeurs. Mettez de l’énergie à prendre des précautions raisonnables. Ensuite, donnez-vous la permission de profiter de la vie !

Ne croyez pas ni ne partagez des rumeurs sur des personnes issues de lieux, groupes ou identités différentes.

Rappelez-vous que la peur attise souvent les préjugés. Prenez plutôt des actions positives pour vous protéger ou protéger les autres des suppositions et théories agitatrices qui peuvent mener à des dangers réels. Parlez avec vos enfants, de façon appropriée à leur âge, sur la peur qui attise ces préjugés. Intervenez immédiatement et clairement pour faire honorer vos limites sur comment nous communiquons en parlant des autres. Acceptez que les gens puissent être en train de gérer leurs propres émotions fortes et qu’ils pourraient ne pas réagir de façon aussi respectueuse qu’il le ferait à d’autres moments. Modélisez à quoi ressemble de donner et accepter des excuses intentionnelles qui peuvent se faire après des situations à émotions fortes.

2. Se préparer à changer son plan

Décider ou accepter que des plans doivent changer peut être très difficile – et pourtant cette stratégie pourrait être l’action la plus importante que vous puissiez prendre pour assurer votre sécurité ou celle des autres. Rappelez-vous le Principe Fondamental de Kidpower de « Mettre la sécurité d’abord » : La sécurité et l’estime d’un enfant (ou de soi-même) sont plus importants que le sentiment d’embarras, de dérangement, ou d’offense de quiconque.

Lorsque Irene était très jeune, avant le développement du vaccin contre la polio, sa mère a décidé de retarder leur déménagement vers Los Angeles pour aller retrouver son mari qui y débutait un emploi. Même si le déménagement était prévu depuis longtemps, son médecin l’avait avisé d’attendre à cause d’une explosion de cas de polio dans cette ville.

Je peux juste m’imaginer à quelle point ma mère s’est sentie isolée et triste de devoir attendre trois mois de plus avec une bambine très active de deux ans en plus d’être enceinte de sa deuxième fille.  En même temps, je lui suis très reconnaissante qu’elle ait fait le choix de mettre la sécurité D’ABORD.

Malgré ça, personnellement, je déteste changer mes plans! Je déteste ressentir la déception de devoir arrêter ou retarder quelque chose que je veux ou aie besoin de faire – et je déteste être dans une position où je dois décevoir les autres.

Je dois me rappeler constamment que changer le plan n’a pas à être catastrophique et que je peux rechercher des nouvelles options plutôt que perdre du temps à me sentir tout à l’envers. Parfois ces nouvelles options sont mêmes meilleures que le plan d’origine.

En décidant quoi faire durant cette pandémie, nous avons tous besoin de comprendre que les écoles, entreprises, organismes et milieux auront à prendre des actions préventives qui pourraient être très peu pratiques ou malcommodes.

Des familles pourraient décider d’annuler ou retarder des plans de longue date et dire, « Non, désolé » à des invitations. Ou encore, des plans pourraient changer de façon drastique afin de gérer le risque. Vous pouvez peut-être suggérer de réaliser une réunion attendue de différentes façons par exemple, avec un groupe plus petit, à un autre moment ou endroit. Vous pouvez offrir des idées pour assurer un espace plus grand et avec une hygiène optimale qui pourrait permettre la tenue de l’évènement malgré tout. Ou encore d’autres façons de rester connectés, comme en ligne ou par téléphone. Plutôt que de laisser les émotions prendre le dessus dans ces changements de plan, ou d’être tenté d’ignorer des précautions nécessaires parce que d’autres pourraient être fâchés ou bouleversés, nous pouvons travailler ensemble pour figurer quoi faire et comment faire au mieux, même dans une situation difficile.

Écoutez avec attention ce qu’en disent vos sources de confiance comme vos professionnels de la santé. Demandez de l’information et des conseils à des personnes ou sources sûres et qui vous donnerons, par leurs informations, du pouvoir d’agir sur vos propres décisions plutôt que de provoquer une réaction émotive pour vous inciter à faire quelque chose qui n’est pas sécuritaire. Laissez aller les situations que vous ne pouvez pas changer et explorez les options possibles qui demeurent positives et sécuritaires.

3. Accepter que la vie offre toujours des incertitudes

Un problème de santé, un accident, un désastre naturel, ou une agression peut chambouler nos vies à tout instant. Irene raconte :

Il y a 12 ans, j’ai eu une crise de santé qui est arrivée parce que j’étais très surmenée et je ne prenais simplement pas bien soin de moi. Fort heureusement, la crise n’est pas devenue un accident vasculaire cérébral (AVC) comme nous le craignions. J’ai mis du temps à me remettre et réorganiser ma vie afin d’y injecter plus d’équilibre.

Durant cette période d’ajustement et de changement, j’ai demandé à ma belle-sœur Judy Wong, dont les parents sont d’origine chinoise : « Est-ce que le dicton : ‘Que tu vives dans des temps incertains’ est une malédiction chinoise? »

Judy m’a sourit aimablement et m’a dit : ‘’La Chine est très vaste avec de nombreuses cultures très variées. Très probablement cette phrase a été utilisée comme malédiction en quelque part à un moment ou un autre.

En réalité nous vivons tous dans des temps incertains, tout le temps – car la VIE est incertaine! »

Faire la paix avec cette réalité peut nous donner beaucoup de liberté.

Rester calme et préparer ce que nous POUVONS faire, réviser et mettre à jour nos plans de sécurité, se préparer émotionnellement à devoir possiblement changer nos plans, et filtrer pour de l’information qui est ou n’est pas utile, sont toutes des stratégies qui peuvent aider notre capacité à trouver de la tranquillité d’esprit dans l’incertitude. J’espère que cela vous aidera aussi. »

Et s’il y a des peurs persistantes ? Alors c’est un bon moment pour aller chercher de l’aide pour se donner plus de perspective.

Trouvez de l’aide adulte à qui parler de vos pensées négatives persistantes si vous en avez. Demandez à l’occasion aux enfants dans votre vie : « Y a-t-il quelque chose auquel tu penses ou que tu t’inquiètes et que tu ne m’aurais pas dit? » Écoutez leurs réponses sans jugement, même si leurs préoccupations vous semblent futiles. Écoutez-les jusqu’au bout et demandez-leur s’ils peuvent faire une recherche de solution avec vous afin de les aider à répondre à leur inquiétude – ensuite exercer des habiletés et des plans de sécurité avec eux. Consultez notre article comment choisir un bon thérapeute pour vous-mêmes ou vous enfants au besoin.

Même si importe nous faisons de notre mieux pour enseigner Kidpower avec joie et compétence, il est très normal que nos participant.es aient des peurs qui font surface pendant que nous pratiquons à savoir prendre en main notre sécurité !

Irene se rappelle un atelier il y a bien des années où ‘Russ’ un jeune a surpris tout le monde en demandant avec insistance : « Et si j’étais entouré de brigands qui pointent des fusils sur moi et qu’ils étaient sur le point de tirer? »

« Oh ! La ! La ! », a dit Irene. « Ça, c’est une image très apeurante que tu as dans la tête.  Utilisons ton imagination puissante pour trouver comment se sortir d’une telle situation. Peut-être que tu peux t’imaginer en train de marcher sur la rue, que tu vois venir ces gars, et que tu décides plutôt de changer de direction pour marcher vers un magasin et y demander de l’aide? »

Sans vouloir être détracté de son histoire palpitante, Russ a demandé : « Et s’il n’y avait ni magasins ni gens autour pour m’aider? »

Rendu à ce point, son ami lui demanda de façon indignée : « Et OÙ penses-tu qu’il y a un tel endroit? »

Russ pensa un moment et répondis : « Mmmm… sur la LUNE peut-être? »

Son ami lui répondit : « Et c’est TELLEMENT probable que tu y ailles ! »   Tout le groupe est parti à rire, incluant Russ et l’atelier a continué son cours.

Notre imagination peut être d’une grande aide lorsque nous la gardons sous notre contrôle – et une grande épreuve lorsqu’elle est prend le contrôle de nous! Comme Mark Twain l’auteur américain a déjà dit : « Je suis un vieil homme et j’ai connu bien des difficultés mais la plupart d’entre elles ne sont jamais arrivées. » 

Alors, SVP restez en sécurité dans votre imagination et aidez vos proches à faire de même!


Copyright © 2020 – présent. Une publication Kidpower Teenpower Fullpower International. Tous droits réservés.

Article publié en anglais : 8 mars 2020   |   Dernière mise-à-jour : 8 mars 2020 |   Lire la version originale anglaise
Article publié en français : 11 mars 2020   Dernière mise-à-jour : 11 mars 2020

À propos des auteures

Irene van der Zande, Fondatrice et directrice générale
avec la collaboration de Beth McGreevy, Directrice des communications web
Kidpower Teenpower Fullpower International

Irene van der Zande, Fondatrice de Kidpower® et directrice générale de Kidpower International depuis ses débuts en 1989. Irene van der Zande est passée maître dans l’art d’enseigner la sécurité à l’aide d’histoires et d’exercices pratiques ainsi que dans l’art d’inspirer d’autres à faire de même. Son expertise en matière de protection de l’enfant et de la sécurité personnelle en général a été mis en lumière dans de nombreux médias : USA Today, CNN, Today Moms, LA Times et The Wall Street Journal.

Elle est également l’auteure de nombreuses publications. Certains titres forts demandés sont :

Beth McGreevy, Directrice des communications web pour Kidpower.
Beth est également Leader Senior des programmes et Instructrice. Elle travaille avec Irene de plus de 20 ans pour aider à rendre les habiletés et connaissances de haute qualité de Kidpower accessibles à des millions de personnes de par le monde par le biais de l’Internet.